Comment réaliser les pignons ?

bruno

Comment réaliser les pignons

La réalisation du pignon, c’est-à-dire la partie en pointe, peut se faire suivant diverses techniques :

Pignon en une seule partie

Cette technique convient bien pour des petites constructions car on n’est pas limité par la longueur des montants.

  • 1 : Le pignon (en rouge) est réalisé d’une seule pièce et monté en même temps que les autres murs.
  • 2 : Les montants centraux sont doublés pour mieux supporter la charge de la toiture transmise par
  • 3 : la poutre faîtière.
  • 4 : les premiers chevrons reposent directement sur l’oblique du pignon.
  • 5 : la partie basse des chevrons est reliée au mur par un bec d’oiseau.
Pignon en deux parties

Cette technique permet de réaliser de grands pignons car on est moins limité par la longueur des montants disponibles.

  • 1 : la première partie du mur (en bleu) est le classique parallélépipède que l’on monte en premier.
  • 2 : la pointe (en rouge) est réalisée séparément et montée dans un second temps.
  • 3 : la partie centrale est doublée afin de supporter la charge transmise par la poutre faîtière.
  • 4 : la poutre faîtière est logée et fixée sur la partie plane de la pointe.
  • 5 : La partie centrale du parallélépipède est également doublée pour transmettre confortablement la charge de la toiture.
  • 6 : les premiers chevrons reposent sur l’oblique de la pointe et sont fixées en haut contre la poutre faîtière.
  • 7 : La partie basse des chevrons est assemblée au mur avec un bec d’oiseau.


Cas de la panne sous chevrons

Avec cette configuration classique, la faîtière supporte les chevrons qui lui sont posés par le dessus.

  • 1 : la panne faîtière est encastrée dans le pignon.
  • 2 : Le montant central supporte la charge de la faîtière. Idéalement, ce montant fait la même largeur que la faîtière.
  • 3 : Les premiers chevrons reposent sur l’oblique du pignon.

Pignon avec ouverture
  • 1 : La reprise de charge sur la faîtière est assurée essentiellement par les montants centraux du mur. Or, il est fréquent d’avoir une ouverture en plein centre du pignon.
  • 2 : Les montants centraux reposent sur le linteau de l’ouverture. Le calcul de section du linteau doit tenir compte de la charge transmise par les montants centraux. Dans le cas d’une toiture double-pente, cette charge correspond à 1/4 de la charge totale sur la toiture. Il faut aussi considérer que cette charge est ponctuelle sur un endroit précis du linteau. Cela conduit souvent à obtenir des sections de linteaux très importantes.
  • 3 : la charge du linteau est transmise à deux montants de part et d’autre.
Comment soulager le linteau de l’ouverture ? Solution 1

Le principe est de détourner de part et d’autre, en périphérie, la force de la charge produite par la faîtière, grâce à un jeux de bras obliques. Dans cette solution, le linteau est totalement soulagé de la charge de la panne.

  • 1 : La panne faîtière repose
  • 2 : sur deux bras obliques.
  • 3 : Ces bras canalisent la charge vers les bords du linteau. Le linteau n’est donc plus soumis à la charge de la toiture.
  • 4 : une planche de renfort évite la déformation et le glissement des bras. Elle est solidement fixée à l’intérieur de la structure afin d’éviter que son épaisseur ne gêne la pose du panneau de contreventement ou du bardage.
  • 5 : Des bras supplémentaires prolongent la canalisation de la force vers le bas et le côté de la structure.
  • 6 : Les entretoises viennent en renfort afin de répartir la force induite par les bras 2 sur les montants verticaux. Notons que le panneau de contreventement ou le bardage contribuera également à éviter la déformation (flambage) des montants verticaux.

Cette méthode montre une grande efficacité mais demande un soin particulier pendant la mise en œuvre. En effet, il y a de nombreuses coupes en biais qui demandent de la précision. Et les fixations des bras sur les montants doivent être extrêmement solides.


Solution 2 : avec linteau intermédiaire

Le principe est de répartir la charge en provenance de la panne faîtière, en plusieurs points d’appui sur le linteau principal. Cependant le linteau reçoit toujours la charge contrairement à la solution 1.

  • 1 : Panne faîtière
  • 2 : Chevron
  • 3 : Montant
  • 4 : Lisse basse
  • 5 : Poteau de reprise
  • 6 : Linteau principal
  • 7 : Lisse haute
  • 8 : Poteau de reprise
  • 9 : Linteau intermédiaire