Le Douglas

bruno

Voici un extrait gratuit du guide de construction :

Zone de production du douglas
Structure de terrasse : les solives et les poutres sont en sapin de Douglas.
Aspect du bois de douglas

Le douglas est originaire d’Amérique du nord, de l’état de l’Oregon. Il a été importé en Europe en 1827 par Sir D. DOUGLAS, botaniste écossais. D’abord introduit en ornement dans les parcs, son potentiel de production a conduit à le cultiver en France en zone de moyenne altitude, dès la fin du XIXème siècle. C’est ainsi, que depuis 1960, dans le cadre de la politique de reboisement engagée par l’État, le Douglas a progressivement supplanté l’Epicéa, dans les zones de moyenne montagne désertées par l’agriculture, au point de devenir aujourd’hui la première essence de reboisement du territoire français. Du même coup, la France est le pays européen disposant de la ressource la plus importante en Douglas.

Le sapin de Douglas correspond à une classe de risque 3, et cela de façon naturelle. Cela signifie qu’il peut être utilisé à l’extérieur, qu’il peut subir une humidification temporaire, sans craindre la pourriture ni les insectes. Le Douglas est disponible en quantité dans toutes les bonnes scieries, et cela à peu près partout. On le trouve en grande dimension ce qui permet d’envisager des pièces de structure pouvant aller jusqu’à 6 mètres ! Son prix est très compétitif, simplement un peu plus cher que le sapin classique. Le Douglas est le seul des résineux à être classé en catégorie « rigide ». Par ailleurs, le bois présente un joli veinage. Le duramen, de couleur rose orangé, se distingue très nettement de l’aubier, jaune à brun clair. Il dégage une odeur délicieuse qui perdure plusieurs semaines sur le chantier.

Mais un bois de classe d’emploi 3 demande des précautions lors de la conception et de la mise en œuvre :

  • On évite par exemple, autant que possible, que deux pièces soient en contact vertical ou horizontal, car cela constitue un piège à eau et source de pourrissement accéléré.
  • On évite le contact direct avec la maçonnerie, en interposant si nécessaire un film bitumeux constituant une barrière anti-capillarité.
  • On évite à tous prix, le contact avec la terre. Et on essaie de conserver une distance au sol de 15cm. Ceci afin d’éviter les projections de terre humide lors de fortes pluies.
  • Lors de la commande à la scierie, on spécifie un bois purgé d’aubier. Si le responsable commercial de la scierie refuse – c’est souvent le cas – on spécifie un taux d’aubier de 20% maximum sur toute la section. Moyennement le respect de ces recommandations, le Douglas est un bois de structure au rapport qualité/prix imbattable. Cependant, si on ne veut prendre aucun risque, on préfère des pièces de bois traitées.