Anatomie d’une charpente de toiture monopente

bruno

Anatomie

Configuration d’une charpente monopente type 1
  • 1 : Chevrons débordant pour former un avant-toit (facultatifs)
  • 2 : Lisse haute ou panne faîtière
  • 3 : Panne intermédiaire (facultative)
  • 4 : Lisse basse ou panne sablière
  • 5 : Chevrons débordant pour former l’avant-toit inférieur (facultatifs)

Pour former les avant-toits, on fait dépasser les chevrons. Les avant-toits sont facultatifs, mais conseillés.
La panne intermédiaire facultative permet de diviser la portée des chevrons ; ce qui permet d’adopter des sections plus faibles. Son utilisation dépend aussi de la zone d’implantation et de l’envergure de la structure.

Configuration d’une charpente monopente type 2
  • 1 : Lisse haute ou panne faîtière
  • 2 : Panne intermédiaire (facultative)
  • 3 : Lisse basse ou panne sablière
  • 4 : Chevrons débordant pour former l’avant-toit inférieur (facultatifs)

Dans cette configuration, les chevrons à la faîtière sont fixés directement à la panne faîtière. C’est le cas d’un ouvrage placé contre un mur, l’avant-toit supérieur est absent.

Configuration d’une charpente monopente type 3
  • 1 : Chevron
  • 2 : Pente de la toiture

Les chevrons sont posés perpendiculairement au sens de la pente, permettant ainsi de poser directement une couverture type tôle en acier, sans autres éléments supplémentaires.

Arasement en grain d’orge

permet d’offrir au chevron une surface d’appui plane sur la lisse. La fixation chevron/lisse est plus solide et les risques de glissement sont fortement diminués. Cependant, la coupe est à faire sur chaque chevron ; ce qui représente une bonne charge de travail.
Attention, la hauteur du talon ne devrait pas dépasser 30% de la hauteur du chevron afin de ne pas le fragiliser.

Les avants-toits

Quand les chevrons dépassent la sablière, ils forment un avant-toit. Un avant-toit est un effet de style, mais c’est surtout un dispositif très utile pour protéger partiellement les murs de la pluie. En été, un avant-toit forme une ombre projetée qui limite l’élévation de température dans la construction.

On peut choisir de fermer le volume de l’avant-toit ou au contraire de le laisser ouvert. Dans le premier cas, il faut prévoir des évents de ventilation.

Avant-toit simple

Dans cette solution, on ne fait rien de particulier. On laisse les chevrons bien visibles. C’est une solution finalement assez esthétique. En tous cas, c’est la plus simple.

  • 1 : Les closoirs ferment l’espace entre les chevrons
  • 2 : Chevron
  • 3 : Voliges ou panneaux
  • 4 : Couverture
Avant-toit avec bande de rive

La bande de rive est faite d’une planche en bois massif, ou avec du contreplaqué. Elle est fixée sur l’extrémité des chevrons.


Fermeture de l’avant-toit

C’est la solution la plus sophistiquée.

  • 1 : le bas des chevrons doit être taillé à l’horizontale de façon à offrir une surface d’appui plane
  • 2 : au panneau de fermeture. Il est réalisé en contreplaqué.
  • 3 : Un tasseau est fixé contre le mur pour servir d’appui au panneau.
  • 4 : des grilles d’aération doivent être aménagées tous les deux mètres au moins.
  • 5 : la bande de rive vient fermer le tout
Avant-toit en pignon

est plus délicat à mettre en oeuvre, car il faut assurer la reprise de charge de la partie de toit située dans le vide. Il existe plusieurs solutions techniques, mais la plus simple est celle présentée ici.

Elle est formée d’un cadre (en rouge) composé de deux chevrons et d’entretoises les reliant l’un à l’autre. A noter que ce cadre peut être préfabriqué et posé d’un bloc.

Le chevron intérieur repose et est fixé (1) sur les pannes. Les entretoises sont fixées (2) sur la lisse oblique du mur (en bleu) .

Pour les fixations, on utilise des vis D6, des tire-fonds ou des équerres.


Comment réaliser les pignons

Pignon en une seule partie

Cette technique convient bien pour des petites constructions car on n’est pas limité par la longueur des montants.

  • 1 : Le pignon (en rouge) est réalisé d’une seule pièce et monté en même temps que les autres murs. Dans cette configuration, le pignon est pris en sandwich par les deux pans de mur face et arrière.
  • 2 : Les chevrons peuvent déborder pour former un avant-toit dans la partie inférieure. A noter que dans la configuration ci-dessus, il n’y a pas d’avant-toit.
  • 3 : Les chevrons reposent sur des becs d’oiseau afin d’améliorer l’appui.
  • 4 : les premiers chevrons reposent directement sur l’oblique du pignon.
  • 5 : Lisse haute du pan de mur arrière.
Pignon en deux parties

Cette technique permet de réaliser de grands pignons car on est moins limité par la longueur des montants disponibles.

  • 1 : la première partie du mur (en bleu) est le classique parallélépipède que l’on monte en premier.
  • 2 : la pointe (en rouge) est réalisée séparément et montée dans un second temps.
  • 3 : les premiers chevrons reposent sur l’oblique de la pointe et sont fixées en haut sur la lisse haute (6) et en bas sur la lisse basse (5).
  • 4 : Les extrémités des chevrons sont taillées en bec d’oiseau.

Pignon avec ouverture
  • 1 : Le premier chevron repose sur l’oblique du pignon. L’essentiel de la charge du toit est transmis aux lisses hautes et basses. La charge sur le pignon est donc assez faible,
  • 2 : mais on limite au maximum la charge sur le linteau en disposant des montants de part et d’autre.
  • 3 : Linteau.
  • 4 : Le linteau repose sur les montants de la porte.